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Les MINEURS
DE SHERBROOKE-OUEST |
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L’industrie minière dans les Cantons de l’Est |
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L’ouverture des « Townships » à la colonisation ainsi que l’application
d’une nouvelle tenure des terres en cantons permettra à la région de se
peupler au XIXe siècle et provoquera, d’un autre coté, l’approfondissement
des connaissances du sous-sol. Ce phénomène impliquera d’ailleurs
l’ouverture et l’exploitation des riches gisements se retrouvant dans les
Cantons de l’Est. En 1841, la Commission géologique du Canada est
instaurée. On y apprendra que le sous-sol des Cantons de l’Est est riche en
minéraux. On affirme qu’il y a environ 500 gisements dans la région.
Le cuivre, le souffre, l’argent, l’amiante et le chrome seront ainsi
découverts au plus grand plaisir des géologues, mais aussi des investisseurs
qui verront dans ces trésors de la nature, une ressource inépuisable de
profit. À ce titre, le développement minier se fera «à partir des capitaux à
fournir ces marchés en matières premières, sans transformation
substantielle». |
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Le berceau des mines de
cuivre au Canada |
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La plus ancienne
exploitation de cuivre dans la région remonte à l’année 1856. La mine Harvey
Hill se trouvant dans le canton de Leeds ainsi que celles du canton d’Acton
et d’Ascot connaîtront une impulsion considérable au début de leur
fonctionnement. La guerre de Sécession (1861-1865) qui fera rage chez nos
voisins du sud permettra à ces dernières de vendre le cuivre à bon prix et
d’en retirer des profits considérables. La mine Acton sera même considérée,
à l’époque, comme la plus importante au monde et la construction d’une
fonderie à Lennoxville verra le jour à cause de la demande toujours
croissante. Les Cantons de l’Est seront même surnommés durant cette période
comme étant «le berceau des mines de cuivre au Canada».
En 1870, on compléta la
voie ferrée "Massawippi Valley" (devenue le "Boston and Maine Railway") de
la frontière américaine (Stanstead) à Lennoxville. Gravitant autour du
hameau de Capelton et située le long de la nouvelle ligne, la région minière
était dorénavant reliée par train aux importants marchés canadiens et
américains.
La fin de la
guerre civile américaine entraînera malheureusement la chute de la demande
en minéraux de cuivre, ce qui aura pour effet la fermeture ou la baisse de
productivité des exploitations de la région. Malgré tout, deux mines situées
près de Sherbrooke, Capelton (1863-1907) et Eustis (1865-1939), continueront
de dominer l’industrie du cuivre et du souffre dans la province pendant
encore quelques décennies. |
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| La vie des mineurs |
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Les mineurs arrivaient à
la mine à sept heures du matin et ils allaient en ressortir seulement 12
heures plus tard. Dans la journée, ils auraient à peine une demi-heure de
repos pour le dîner. Certains avaient dû marcher plusieurs kilomètres avant
d’arriver à la mine. L’hiver, certains mineurs arrivaient même à ski pour
venir travailler. Il faut dire que l’exploitation de la mine permettait
l’embauche des gens de la région. Par ailleurs, ce travaille fournissait un
revenu d’appoint pour les fermiers. Arrivés à la mine, les travailleurs
revêtaient leur uniforme: des bottes de caoutchouc, une salopette, un
chapeau de feutre sur lequel était placée une chandelle. À cette époque, les
mineurs ne s’éclairaient qu’avec une simple chandelle. Avant de débuter leur
travail, ils s’arrêtaient saluer Sainte-Barbe, la protectrice des mineurs.
Il faut dire qu’il s’agit de la seule femme que l’on trouvait dans la mine!
On disait que les femmes portaient malheur et qu’elle faisaient disparaître
le minerai…
Par la suite, les mineurs
débutaient leur travail. Ils foraient la mine à la main. Ils entraient un
fleuret, bâton de métal fait en croix à l’extrémité, d’environ 20-25 pouces
de long dans la roche. On mettait en moyenne quatre heures pour entrer le
fleuret dans la pierre. Par la suite, on remplissait le trou de poudre
détonante et on faisait exploser une partie de la pierre.
On retrouvait deux types
de travailleurs à la mine: ceux qui foraient et ramassaient le minerai et
ceux qui étaient en charge de la sécurité, solidifier le toit, réparer les
éboulis. Une fois le minerai ramassé, on le transportait jusqu’à la chute à
minerai, où on le déversait. Plus bas, des gens récupéraient la pierre et la
poussaient jusqu’à l’extérieur où l’on triait le bon du mauvais minerai.
Les mineurs de Capelton
étaient très bien payés. Ils recevaient un salaire deux fois plus élevé que
celui des mineurs d’amiante d’Asbestos. De plus, tout comme aujourd’hui, ils
recevaient une prime au rendement.
Vers la fin du XIXe
siècle, certains mineurs utilisaient une lampe au carbure en remplacement de
la chandelle sur leur chapeau de feutre.
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Les animaux dans la mine |
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Pour aider les mineurs
dans leur dur travail, des chevaux étaient amenés à l’intérieur de la mine.
Ils devaient passer leur vie entière à l’intérieur. La grande majorité de
ces animaux devenaient aveugles. On disait que leurs yeux s’habituaient à la
noirceur et lorsqu’un éclat de chandelle allait frapper leur rétine, ils
devenaient aveugles. On les sortait de la mine une fois qu’ils étaient
morts.
Par ailleurs, on
retrouvait beaucoup de rats dans la mine. Si le chien est le meilleur ami de
l’homme, le rat est le meilleur ami du mineur. Ces petites bêtes
ressentaient le moment où il y aurait un éboulement. Lorsque les mineurs
voyaient les rats emprunter le chemin de la sortie, ils savaient qu’ils
devaient faire de même.
La mine de Capelton ferme
ses portes en 1907. C’est l’arrivée de l’électricité qui est en grande
partie responsable de sa fermeture. La mine était trop petite pour que l’on
investisse pour mettre l’électricité. La mine de Capelton, à sa fin,
représentait environ 4800 pieds de dénivellation à 45 degrés. Il fallait
mettre approximativement deux heures de marche pour atteindre le fond de la
mine. Aujourd’hui, la mine est à nouveau ouverte pour que les touristes
puissent voir les vestiges laissés par les artisans de l’époque minière.
Snow and
Brownbill, 1936, p. 76.
Tiré de G. Gillies Ross,
Trois villages miniers des Cantons de l'Est au Québec 1863-1972.
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Proposition du nom pour les équipes
locales Novice à Junior de l’AHMSO : |
Les MINEURS
DE SHERBROOKE-OUEST |
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